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qui suis je?

 

Walter Siegfried dit : « Ecouter est étroitement lié avec l’acte de percevoir l’art plastique. La perception visuelle est isolée, entre en jeu la considération intellectuelle des choses. L’homme doit sculpter quelque chose à l’intérieur d’un flot d’air, à travers les organes (langue, palais, dents, espace de la bouche) le récepteur reforme cette sculpture. »
Un son peu prendre place dans un corps, il touche, émeut, et met en rapport avec quelque chose.

Dans mon travail sonore, la notion du langage n’a rien à voir l’altérité, fonction essentielle du langage, dans la rencontre de deux pensées. Ma problématique est du domaine de ce que Lacan appelle « lalangue » en un seul mot, et qui est le langage avant les mots, la langue maternelle dans le sens de ce qui s’est déposé en nous avant que s’installe la fonction linguistique. Ici le langage ne prend pas corps, il est corps.

Ici je choisis un aspect du langage : la voix. Et plus particulièrement mon intérêt se porte sur le geste vocal, c’est à dire à la voix véhicule du dire.

Palimpsete(s) Installation Photos Impressions & Sonore 2007 - 2008

 

Il s’agit d’une installation photographique et sonore qui par l’interférence d’images et de sons originaux invite au voyage et à l’évocation.

Un premier espace est construit par l’agencement de 35 photogrammes de Jacques Dupressy conçus sur l’idée d’un palimpseste d’images et d’écritures, imprimés sur bâche et de tailles variables (entre 60x80 et 60x220). Un deuxième espace est composé de cinq sources sonores qui diffusent des sons originaux, différents pour chaque source, qui viennent habiter l’architecture-paysage précédente en lui donnant volume et mouvement. Le visiteur peut alors se muer en voyageur, se mouvoir en explorateur d’un monde inconnu et, par son parcours, ses déplacements et donc ses intérêts du moment, créer un troisième espace de découverte et de mémoire qui lui est propre.

Il s’agit d’une installation au sens où l’architecture de l’exposition est pensée spécifiquement en fonction de chaque lieu proposé.

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Paroles Exposition En Corps Vern Volume 2007

Cf Paroles 2003

En Corps…

l’installation ou la convocation du corps.

S’intéressant à la place du corps dans la pratique de la sculpture et de l’installation, « En Corps » réunit quatre plasticiens dont le travail est traversé par cette question. Les démarches se distinguent, les registres sont singuliers et de ce  rapprochement d’œuvres émerge pleinement la notion de corps. Pas seulement comme sujet de recherche, ou préoccupation de sculpteur, mais aussi, pour celui qui regarde, comme espace d’expérience partagé.  

Les artistes présents ici, développent chacun un travail particulier, interrogeant des matériaux, des espaces, des dispositifs.

Pour certains (Michel Fourquet, Claire Le Breton et Geneviève Québriac), des matériaux de prédilections, parfois quasi exclusifs, prennent corps dans des volumes, des sculptures. Pour d’autre (Marion Dupressy), le choix de la matière sonore et un questionnement de sa spatialité.

Pour tous, une interrogation sur la mise en espace, la création d’un « lieu en soi », où le corps du spectateur est aussi convoqué.

 En corps… propose ainsi à travers le travail de ces quatre artistes, une réflexion sur l’expérience esthétique.

Regarder ? Voir ? Qu’est-ce qu’ appréhender une oeuvre sinon une pratique totale du corps ?

Gwénaelle Rébilliard - Artiste platicienne
Commissaire de l'exposition En Corps... http://lecartetlaccord.blogspot.com/

Murmures installation sonore In-Situ 2006

Sur l'espace du Foyer Guillaume d’Achon (foyer de personnes à mobilité réduite), à Rennes, j’ai créé une sculpture sonore. C’est un travail sur le langage dans ses dimensions corporelles, vocales et sonores.
Les murmures et les sons sont utilisés comme un instrument, au même titre que le Violoncelle. Les voix répondent aux sons et à ceux du violoncelle et inversement, c’est un dialogue, un échange dont les vibrations sont en deçà de tout langage.
Pour le Jeux des Ex Qui, les phrasés sont empruntés au texte de Nancy Houston, La Mi- Mère (Ode à deux voix). Merci à Elisabeth Hardy et à son Violoncelle, qui a participé à la création dès le début de ces Jeux.

 

 

 

Aksis - Syntagmatique instalation sonore et photographique 2005

Pour l'espace du Grand Cordel, nous avons, Sébastien Simon et moi même,  avons créé une installation photographique et sonore qui questionne la place de l'image fixe et celle du son. Nous utilisons la photographie et le son comme deux matériaux, jouant avec ce que ceux-ci évoquent, représentent. L'espace constitue le centre, le noyau de notre création. Il est le troisième matériau, celui à partir duquel les photographies se construisent, induisant déplacements physique, plastique et sémantique, ce qui  m’a permis de créer un langage sonore et d'articuler celui-ci autour des images.

J’ai façonné et déformé le son, créé des objets sonores. Mon travail consistait à capter différents sons singuliers, objets, voix, sons manufacturés, composés,… que je modèle et recompose. Après les avoir transformés par inversion, déformation, colorisation, étirement, rétrécissement, mixage, césure, collage,… et les avoir vidé de leur identité première, je les combine en des paysages sonores qu’ensuite je mets en espace.

 

   

 

 

Geste vocal CD 2002

Le CD geste vocal utilise la voix comme langage sans contenu, sans implantation d’un sens. La voix maltraite l’oreille, déchire la gorge, par ce CD j’essaye de montrer en quoi la voix est corporelle. Meredith Monk dit « ma voix peut avoir la flexibilité de mon corps, je peux lui fabriquer un vocabulaire de la même manière que j’ai travaillé un vocabulaire pour mon corps », « Je sens que la voix, elle-même est langage. Sa répétition de « wanananana » ou « heigh- yo » est très proche du cri primal.
   
   

Paroles 2002-2003

 

Instalation sonore in-situ.

 

 

 


Je me suis attardée sur la spatialité du sonore : installation sonore, dans laquelle je travaille la voix en tant que sonorité née d’un corps dont je me sers comme d’un instrument pour toucher un autre corps. C’est un dispositif de 8 haut-parleurs diffusants la traduction en plusieurs langues d’un texte emprunté à Jean Tardieu. L’accent est mis en premier lieu sur le sens et la poésie du texte. La traduction est un prétexte à rendre « la danse absurde des mots en libertés ». J’ai choisi des langues douces/agressives, dominantes/effacées, hachées / chantantes. Car chaque culture a son propre langage d’espace. Ainsi j’ai essayé de créer une sorte de chant, de dialogue entre les langues. Les vibrations créent un lien en deçà de tout langage.
 
Groupe Expérimentale du Plastique Sonore 2003

 

Le GEPS est un partenariat entre les beaux-arts, le Centre Culturel du Colombier et Musique à Main Levée.
C'est un laboratoire d’expérimentation interdisciplinaire centré sur la plastique sonore. Cette plate forme regroupant un ensemble de technologies de pointe utilisées pour la conception d’espaces sonores interactifs, sans a priori esthétique. Dont de logiciels : Max, Protools et BigEye. Ainsi que différentes sortes de capteurs. Tout ceci afin de prendre en compte la génération du son et sa spatialisation.

L'atelier propose les recherches suivantes :
La relation du sonore au geste, à l’objet et à l’environnement.
La recherche dans le domaine de l’utilisation domestique et urbaine du son.
La recherche d’une syntaxe musicale en milieu interactif.
Le développement de dispositifs et d’interfaces d’explorationsonore en situation multimédia.

     
     
Janvier 2003 Et puits... Luc Martinez (designer sonore)  
     
Durant une semaine nous avons travaillé avec un designer sonore, Luc Martinez. Le work shop s’est organisé autour des notions d’écoutes et d’identification des sources sonores, de spatialisation du sonore.
Cette résidence s’est terminée par la présentation d’une installation sonore "Et puits…. "
"L’espace de la Galerie était plongé dans l’obscurité. Les limites de la salle étaient redéfinies par une couronne de haut-parleurs, d’où émergeaient des paysages sonores.
Au centre de cet espace se trouvait un puits mis en lumière et dont on ne percevait la profondeur que par l’acoustique particulière qu’il restitue.
Quelques paroles « lancées » dans le puits reviennent en échos caractéristiques témoignant du trajet virtuel parcouru par le son…" Luc Martinez

     
avril 2003 Les Fans Cassent Les Fauteuils
Roberto Bernad, Audrey Chauvin, Laurent David, Marion Dupressy, Nadine Guinefoleau, Laurent Olivier, Romain Leiris
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L'installation avait pour notion principale la spatialisation du son, le mouvement et l'interactivité du spectateur.
En effet le spectateur est invité a ce déplacer dans un espace défini par une caméra. Ces déplacements provoquent une série de son. Ces sons sont régis par le mouvement réalisé : vitesse, sens, qualité….
"issu d'une pratique émergente et d'un travail collectif, l'installation crée un univers onirique, anecdotique et abstrait où le déplacement fait émerger un décor sonore"

 
     
 

 

Les Fans Cassent Les Fauteuils